Le retour du feu : renaissance des distilleries artisanales
Depuis la fin des années 2010, une dizaine de nouvelles micro-distilleries ont vu le jour dans l’Hérault, le Gard et l’Aude, quand elles n’existaient quasiment plus il y a vingt ans. Plusieurs facteurs alimentent ce regain :
- Volonté de valoriser le fruit local : agriculteurs reconvertis, vignerons ou cueilleurs de plantes cherchent à sortir des circuits de masse.
- Recherche de qualité et de traçabilité : retour au bio, à l’agriculture raisonnable, et à la distillation lente : parfois un litre/heure, pas davantage.
- Influence du succès des micro-distilleries anglo-saxonnes : le gin artisanal britannique ou le whisky craft irlandais montrent l’exemple (source : Spirits Business).
- Législation modifiée : en 2011, la France relève le plafond de production pour les micro-distilleries autorisées (source : FranceAgriMer, rapport 2011).
Des profils variés se croisent : néo-paysans, anciens œnologues, aromaturges passionnés de botanique, ou jeunes issus de la restauration. À l’image des Distilleries du Petit Grain (Hérault), de la Distillerie du Somail (Aude), ou de l’Amourette (Gard), toutes nées depuis 2015 et qui revendiquent une démarche artisanale, bio, et locale. Au cœur de chaque projet, les mêmes obsessions : limiter les intrants, sélectionner des fruits oubliés, redécouvrir les macérations d’herbes, et distiller « à l’ancienne » dans de petits alambics cuivrés.